Marché mondial : le gingembre

La demande repart après le creux estival, mais les exigences phytosanitaires liées à Ralstonia continuent de peser sur les exportations péruviennes.

En Europe, la baisse des stocks chinois et thaïlandais resserre l’équilibre offre-demande, tandis que la demande remonte progressivement à l’approche de l’automne. Les prix à l’importation du gingembre chinois se situent toutefois près de la moitié des niveaux de l’an dernier, après des expéditions printanières plus que doublées. Les perspectives pour fin 2026 et début 2027 s’annoncent favorables, avec une récolte du Shandong attendue de bonne qualité et des expéditions vers l’Europe dès la mi-décembre.

Du côté des origines, les contrôles renforcés sur Ralstonia pseudosolanacearum limitent le nombre d’exportateurs péruviens autorisés, réorientant les volumes vers l’Amérique du Nord, où l’excédent pèse sur les prix au comptant. Le Brésil vend en dessous de ses coûts de production, l’Inde s’inquiète d’une mousson irrégulière, et l’Afrique du Sud subit la pression d’importations chinoises et vietnamiennes. La transparence des chaînes d’approvisionnement devient un enjeu central.

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Publié le 11 septembre 2026