Le développement accéléré et les marchés très porteurs bénéficient des chaînes de valeur mondiales

Au Canada, beaucoup d’entreprises technologiques en démarrage ont connu la course haletante et épuisante pour lancer avec succès un nouveau produit ou service. C’est le cas d’AceAge, une société de technologies de la santé innovatrices basée à Waterloo, en Ontario, qui va très bientôt mettre en marché son nouveau dispositif d’administration des médicaments appelé Karie. Après avoir réussi à obtenir des investissements pour la production de la technologie, l’entreprise a prévu de la lancer au début de 2018; les défis consistent à avoir un grand accès à l’expertise en génie logiciel et une assurance de la qualité imparable à mesure que la compagnie se prépare à respecter un échéancier rigoureux. Comme elle avait peu de temps pour former de nouveaux employés et devait rentabiliser chaque dollar, PROCOMER, l’organisme de promotion du commerce au Costa Rica, a aidé AceAge à prendre contact avec un partenaire de développement par l’intermédiaire du programme Porte d’accès au Costa Rica afin de pouvoir franchir la ligne d’arrivée.

Les marges faibles et la responsabilité envers les investisseurs peuvent poser de sérieux défis à AceAgel’embauche pour n’importe quelle société technologique, à plus forte raison les entreprises en démarrage qui en sont à la phase de pré-lancement. Elles peuvent céder facilement à la tendance d’embaucher excessivement, surtout après avoir obtenu du financement. C’est encore plus fréquent qu’elles aient de la difficulté à faire la part entre les nouveaux diplômés qui coûtent moins cher mais qui demandent au final du temps et un investissement dans le développement RH, et la capacité d’attirer des talents d’expérience prêts à partir au galop, quoique à un coût supérieur.

En ce qui concerne la création d’une technologie avec une date de lancement imminente, Sam Campbell, chef de la technologie d’AceAge, admet que l’élargissement en temps voulu de leur bassin de compétences a été une expérience instructive. « Le recrutement s’est avéré très prenant, mais le fait d’aller trop vite pour finir par recruter la mauvaise personne n’aurait pas été mieux. » Consciente du fait que l’embauche locale pourrait ne pas suffire, l’entreprise était disposée à regarder ailleurs.

Entre-temps, le programme Porte d’accès au Costa Rica développé avec le Bureau de facilitation du commerce Canada (TFO Canada), travaillait avec l’équipe d’Innovation Guelph pour établir des contacts avec l’industrie locale. Le fait d’avoir la possibilité de collaborer avec un développeur costaricain tombait à point nommé pour AceAge. Quand le programme Porte d’accès a pris contact avec Innovation Guelph, ils ont parlé de l’opportunité avec tous les membres du programme. « Nous n’aurions pas pensé au Costa Rica avant cela », indique Pascal Tyrrell, chef scientifique d’AceAge. « Nous étions vraiment intéressés à nous tourner vers le Costa Rica pour la conception de logiciels et la possibilité d’y fabriquer un appareil. C’étaient nos deux principales raisons. »

Pour Pascal Tyrrell, la disponibilité de compétences de haut niveau en technologies numériques au Canada ne dépend pas du nombre de diplômés qui sortent des universités et collèges. Dans une industrie dynamique et en constante évolution, il y a un ensemble de facteurs qui poussent à envisager un codéveloppement avec une équipe costaricaine. Ce sont les opportunités et la disponibilité qui nous poussent à aller voir ailleurs, même si la rentabilité entre toujours en ligne de compte, sinon on n’en tient même pas compte », explique-t-il.

« Ils ont une solide approche de l’assurance qualité qui nous a poussés à avoir confiance dans leurs compétences en ingénierie. »

pic1Même si la qualité et la sécurité sont aussi des priorités lorsqu’il s’agit de trouver  le bon partenaire mondial, surtout dans le secteur d’AceAge, les économies ne sont qu’un des critères de décision. La proximité qui aide à bâtir la confiance dans la relation contractuelle est un aspect important. Étant donné que nous sommes une entreprise de technologies de la santé, il est essentiel que tous les logiciels que nous concevons soient construits selon de robustes pratiques exemplaires en matière d’ingénierie, surtout en ce qui concerne la sécurité et la fiabilité », d’ajouter Sam Campbell.

Porte d’accès au Costa Rica et Innovation Guelph ont aidé l’entreprise à entrer en contact avec des développeurs de logiciels costaricains intéressés par le Canada comme nouveau marché d’exportation de services, avant de s’engager à se rendre au Costa Rica. « Cela m’a surtout permis de rencontrer des gens et de mettre des visages sur l’entreprise. J’ai pu parler au représentant de chaque compagnie là-bas et discuter de ce à quoi ressembleraient les relations de travail, pour me faire une idée précise de la façon dont notre projet pourrait être mené avec eux.

« Nous avons commencé à travailler avec [une entreprise d’ingénierie logicielle] et l’expérience s’est avérée concluante jusqu’à maintenant. Ils ont une solide approche de l’assurance qualité qui nous a poussés à avoir confiance dans leurs compétences en ingénierie, d’ajouter Pascal Tyrrell. La collaboration s’est très bien passée et l’équipe est excellente. Je pense que cela va très bien fonctionner. L’expérience a été formidable jusqu’à maintenant. »

« Le niveau de préparation [du Costa Rica] en développement de logiciels est surprenant. Il faut le laisser savoir aux personnes qui vont faire affaire là-bas. »

Comparant son expérience initiale au Costa Rica avec celle d’autres endroits dans le monde, Pascal Tyrrell explique qu’« en termes de valeur, il n’y a pas que le coût qui compte. C’est un aspect très important, qui permet d’en avoir plus pour votre argent. Si vous faites du développement de logiciels et que vous l’externalisez à l’étranger… on sait qu’il y a des problèmes de qualité. Il faut très souvent refaire le travail et corriger des choses, donc cela entre en ligne de compte.

« C’est là que j’ai trouvé le Costa Rica très intéressant, car les gens là-bas affirmaient être en mesure de le faire, ont une solution économique et ont une très bonne formation. Le niveau de préparation en développement de logiciels est surprenant. Il faut le laisser savoir aux personnes qui vont faire affaire là-bas. »

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